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WW2OL : Récits

Créé le : 17/7/2003
Edition du : 30/9/2004
Auteur : Zeedap

WWII Online : récits d'action

Comme nous l'avons fait ressortir de notre test, un des grand atout de ce jeu est son team-play, son ambiance et l'esprit d'entre-aide qui y règne ... démonstration en quelques récits :

 


Le débutant

Voilà j'ai un compte, j'ai chargé est installé jeu et plugin et donc prêt à bouter le boche loin derrière son Rhin natal.

Et vraiment, déjà pro de Battlefield1942, cumulant une certaine expérience de DOD et de MoH, je ne vois pas ce qui ce qui va m'empêcher de faire un malheur sur le champ de bataille de WWII Online … donc

Tayaut tayaut !!!

Le jeu lancé, me voilà sur une interface pas très limpide, mais bon cliquons un peu, tient voilà une ville qui clignote, ça doit s'y battre, ramassons un fusil … le jeu se charge … oh ! me voilà à Buzancy au milieu d'une ville en ruine.

Mais pas d'ennemi en vue, au loin des avions strient le ciel dans un ballet mortel et j'entends au loin des bruits d'explosion, allons-y. Je me risque hors de la base en rampant et me cachant derrière chaque buisson et coin de bâtiment. Dix minutes de progression prudente … rien ne se passe, encore 5 min toujours rien, je me relève et avance tête haute, je visite quelques maisons, remarque de beaux étendardx français qui décorent la ville alors que le 14 juillet est déjà passé, mais voilà une église je monte dans le clocher pour m'orienter.

D'en haut une magnifique vue sur la campagne environnante, mais d'ennemi que nenni.

Je me décide donc à aller voir dans la ville d'à coté, j'ajuste mes bandes molletières et me mets en marche et prends la route qui mène à Montfaucon.

Au bout d'un quart d'heure de marche, toujours rien, mais d'un coup un bruit de moteur, je me cache fissa dans un fourré … ah ah ! ils vont voir ! Déception ce n'était pas un ennemi, mais un camion français chargé de 5 ou 6 fantassins montant au front. Une pensée me traverse l'esprit "peut être la marche solitaire n'est pas la bonne solution" et encore "tient si je m'étais pas si bêtement caché, ils m'auraient peut-être embarqué, soulageant d'autant les ampoules de plus en plus douloureuse sous mes pieds fatigués".

Encore dix minutes de marche … zut vla maintenant l'écran ou la carte graphique qui merde … mais que non c'est le soleil qui se couche et la lune qui apparaît au loin, mais pas le temps d'admirer ce magnifique spectacle cette fois j'entend tirer dans un bosquet tout proche, sans une seconde d'hésitation je sprint dans cette direction en tirant de mon Lebel au jugé à travers les feuillages, voilà une haie d'arbre, je la contourne, derrière un arbre un forme grisâtre … un BANG très fort, cette forme, je le comprend trop tard, c'est mon premier allemand mais déjà l'écran se teinte de rouge, puis de noir, je dois me rendre à la triste évidence je suis mort et le seul mal que j'ai du infliger au boche doit se limiter à une crise de fou rire.

Dépité je reste prostré, cet écran noir, sous les yeux, mais que vois-je, au bas de l'écran y'a une zone de tchat, ohh certains semblent même communiquer dans la "langue de Gamelin", je tente le contact et loin de me faire insulter et traiter de newbie, on me propose de m'aider et même on m'invite à participer à une école de recrue prévue dans quelques jours … mais ça je vous le conterai dans un prochain épisode.

été 2003 - Zeedap


La recrue

Vu mon expérience précédente, c'est avec beaucoup plus de modestie que je me connecte, ce mardi soir, sur TS (logiciel de communication audio Teamspeak) pour rejoindre les quelques recrues présentes et les sergents instructeurs qui ont préparé cette soirée d'instruction au mouvement et tir d'infanterie

J'ouvre une parenthèse pour indiquer que c'est le Squad de la 3eDLM qui a organisé durant l'été des cycles de formation à l'intention des débutants, des cycles de 6 soirées où sont abordées les principales armes et tactiques sous la responsabilité d'un instructeur et auxquels participent chaque fois quelques vétérans pour jouer les cibles ou l'opposition, une initiative remarquable qu'il vaut la peine de relever et féliciter.

Mais reprenons le récit, d'ailleurs pas le temps de rêvasser, rassemblement, garde à vous … toutes les recrues prennent un équipement, un fusil et vont spawner (apparaître sur la carte de jeu) sur une base de l'armée (AB). A peine arrivés dans la cours de l'AB que c'est la pagaille, pire qu'un lâcher de poules, les recrues courent dans tout les sens, essaient leurs armes; balles et grenades fusent de partout et c'est à peine si l'on entend le rappel à l'ordre de l'instructeur, mais qui fini quand même par réunir tout le monde dans le calme.

Début des choses sérieuses, ont commence par se mettre à niveau, rappel des touches de contrôle, avancer, ramper, s'accroupir, courir, changer d'arme, ouf ! il n'y avait pas de parcours du combattant sur cette AB, on y aurait pas échappé.

On passe ensuite à un exercice qui frôlera le comique, l'apprentissage du grimper aux arbres, qui donnera lieu aux rires aux dépends d'un camarade restant obstinément au pied du tronc et de moi-même qui à peine en haut, glissa et retomba brusquement sur le sol, le nez dans le gazon.

L'on passe ensuite aux exercices de section, prise d'assaut d'un bunker, approche camouflée, reconnaissance, etc. Mais aussi aux exercices de tir, sur de gentils vétérans ayant accepté de se vêtir en gris-vert, pour plus de réalisme, et successivement nous nous entraînâmes à tirer sur ces allemands de circonstances, à différentes distances, d'abord sans qu'ils ne bougent et ensuite en mouvement.


"Avé César, morituri te salutant"

Ces préliminaires accomplis nous montons sur le pont d'un Laff (camion français Laffely) et nous rendons dans la ville voisine pour le final de l'entraînement ; à savoir que nos faux-allemands se sont embusqués dans la ville et que notre mission sera d'infiltrer la ville sans être vu et de rusher (prendre d'assaut) le bunker au centre ville.

Le camion nous dépose à quelques centaines de mètres pour ne pas être repérer par le bruit du moteur, la section se prépare et, pas de chance pour mes camarades, c'est moi qui suis désigné comme chef de section, je désigne et envoie mon éclaireur jusqu'à la prochaine haie, R.A.S., nous le rejoignons donc au pas de course et nous planquons. Mais de là on voit les premières maisons et défenses, j'envoie donc mon scout sur le bosquet au sud … PANG … plus de scout, bon reprenons je désigne un autre scout et l'envoie par la rangée d'arbre à l'est … RATATATATA … plus de scout.

L'instructeur me rassure et part lui-même en reconnaissance en sud-est et réussi à entrer et se planquer dans une des première maison, nous le rejoignons. Mais là nous sommes vite pris sous le feu d'un Allemand planqués dans le clocher, le manque de cohésion du groupe faisant certains ouvrent le feu sans ordres, d'autres tentent l'assaut de l'église, mais ce désordre vire au cauchemar et malgré quelques succès individuels le squad perdra rapidement tout ses hommes. Moi-même monté sur le clocher réussirait à tuer deux allemands embusqués autour du bunker avant de me faire toucher par un sniper, probablement planqué derrière une meurtrière.

Une opération évidemment peu glorieuse, mais très riche d'enseignement et formatrice et qui va me permettre dès le lendemain de pouvoir tenir ma place dans les combats futurs … mais ça c'est une autre histoire

été 2003 - Zeedap

Ndr : Screens de ce récit issus d'une séance
d'entrainement jouée avec le squad de la
2ème DINA 


Blindés sur Merbes

Avant de passer au récit proprement parlé il faut commencer par une petite mise en condition indispensable à la bonne compréhension de l'histoire. WW2 Online se joue sur une vaste carte incluant le Benelux, le Sud de l'Angleterre et les zones frontières de l'Allemagne et de la France. Le front avance et recule par la prise des villes, or la prise d'une ville se fait d'abord en capturant un ou plusieurs drapeaux, il faut ensuite tenir ce ou d'autre drapeau en continu durant un laps de temps donné, ce qui "ouvre" la possibilité de capturer la ville, capture qui pourra être finalisée par la prise du bunker situé dans la base de l'armée (AB). De plus dès qu'une ville est sous l'attaque de l'ennemi cela fait apparaître sur la carte une ou plusieurs bases avancées (FB),

d'où, dans les limites d'un stock donné, l'ennemi pourra respawner pour partir à l'assaut de la ville, ces FB sont donc capitale pour l'attaque d'une ville, mais leur destruction et donc aussi un bon moyen de couper l'élan d'une attaque ennemie.

Ce soir donc en me connectant sur le canal audio, je suis vite pris par l'agitation qui anime la quinzaine de joueurs francophones qui y sont connecté, j'apprend que l'ennemi honni, a lancé une offensive sur Maubeuge, mais qu'une défense vigoureuse s'est mise en place que l'attaque est brisée mais des éléments ennemis sont encore présent autour de la ville, je choisi donc un "Pan pan" (petit nom donné à l'automitrailleuse français Panhard 178) et commence à patrouiller en solitaire, explorant la base aérienne, les bosquets à l'est de l'AB et c'est là que j'entend que l'un de nos fantassins vient d'être descendu par un soldat allemand, fort de ces indications je me détourne, coupe mon moteur et me met aux aguets, l'allemand se croyant en sécurité ressort du fourré pour se diriger vers notre base, il ne fera que quelque pas aussitôt fauché par une rafale de ma mitrailleuse. Mais l'État-major s'agite, l'Allemand a du s'épuiser avec cette attaque ils pensent donc que c'est le moment de lancer une contre offensive et deux opérations commando sont envoyées pour faire sauter les deux FB menaçant Maubeuge et surtout les rouvrir à notre profit pour aller porter l'attaque à Merbes.

Ces opérations sont promptement menées, il est ensuite décidé qu'un groupe d'infanterie serait constitué à la FB du sud de Merbes alors qu'un groupe de blindé partirait de la FB de l'ouest. Je me joins au groupe blindé et prends un char S-35 Somua. En compagnie de 3 autres chars du même type et commandé par un vétéran tankiste nous nous déplaçons en colonne en direction de l'objectif. A mi chemin nous sommes interpellés par l'infanterie qui est bloquée sur le pont par un panzer et un canon anti-aérien et leur pertes sont lourdes, aussitôt deux S-35 se détournent, prennent le pont à revers et éliminent sans trop de peine ces deux obstacles, l'infanterie reprend sa progression.

Pour notre part, nous progressons en vue de la ville, là nous passons en formation en ligne et nous embusquons dans des haies, malheureusement nos moteurs nous ont trahi, nous sommes repérés et la défense se met en place, un canon anti-char, un Stug et un Pz III H ouvrent le feu, l'échange de tir est intense, notre leader est touché ses chenilles hors d'usage, mais son feu continuera à couvrir notre progression, nos tirs éliminent le canon et le Stug, mais l'ennemi proche de ses bases, reçoit en renfort deux nouveaux Pz III, qui nous engagent aussitôt, le bruit sinistre des CLANG sur le blindage se fait de plus en plus pressant, un des mes voisins est en flammes … pauvre gars pourtant sympa. Nos deux chars encore intacts progressent encore, nous avons cette fois vue sur une des issues de l'AB ennemie et ce qui nous donne l'avantage de pouvoir engager les renforts ennemis avant qu'ils soient prêts au combat.

Du côté de l'assaut infanterie, par une infiltration hardie, nos gars sont rapidement en ville et commencent à "caper" (capturer les drapeaux), mais la suite moins heureuse, les Allemands réagissent en nombre et surclassent nos valeureux fantassins qui sont isolés et éliminés les uns après les autres et bien qu'infligeant des lourdes pertes à l'ennemi ne réussissent pas à conserver les drapeaux.

Dans le même temps nos deux anges gardiens aériens nous annoncent être aux prises avec 2 Messerchmitt 109 et un 110, un Stuka en profite pour survoler le champ de bataille … me repère … pique et largue sa bombe faisant exploser mon char. Ne reste plus qu'un char sur place, mais tout seul, il sera vite contourné par un sapeur qui placera habilement sa charge et le fera sauter, réduisant tout espoir de terminer glorieusement cette attaque.

été 2003 - Zeedap


Une Bataille d'Angleterre

Après avoir percé le front à hauteur de Bruxelles, les Allemands encerclèrent les forces alliées au alentour de calais et réussir à envahir la France laissant seule l’Angleterre dans la lutte. Dorénavant il fallait résister et éviter coûte que coûte d’être envahi par voie de mer. La survie et la continuation de la lutte en dépendaient et cela permit de revivre la bataille d’Angleterre dont voici un des nombreux récit de combats locaux dans le petit bras de mer de la manche.

La France perdue, notre seul refuge fut l’Angleterre où je fut mis en poste à Douvres après mon rembarquement des plages du Nord. Avec 2 camarades nous avions eu comme mission de protéger le port et reçurent comme affectation la marine. Sans réelle formation on me propulsa au grade de commandant de bord sur un Fairmiles de la Royal Navy, après quelques hésitations sur les commandes du navire je réussi à sortir de la rade du port en suivant à distance mes homologues. La patrouille se passa sans réel encombre hormis plusieurs stukas décrivant un cercle au-dessus de nos têtes. Cette gêne fut de courte durée car ayant appelé nos collègues de la RAF, ces derniers nettoyèrent le ciel en quelques minutes. Des rapports sur l’état de la cote au niveau de calais laissai le haut commandement allié serein sur la possibilité d’une opération amphibie à grande échelle visant à reconquérir la cote française et rétablir une nouvelle tête de pont, les ordres abondèrent dans ce sens et une armada de navire se regroupèrent à 2 km de Douvres. Ayant reçus cet ordre identique, mes collègues et moi-même rejoignirent cette formation qui comptabilisait pas moins de 20 navires avec hommes et matériels, après 15 mn de navigation nous fume regroupés au point Picadilly Circus. L’attente fut d’une demi-heure afin de regrouper d’autre navires ainsi qu’une couverture aérienne décente composé d’environ 30 appareils de tous genres, puis l’ordre tomba de haut lieu :

« Tous les hommes à leur poste, départ dans 2 min cape sud ouest demie vitesse en direction de calais, les infanterie dépêchez-vous d’embarquer on nous signale de nombreuses reco aériennes ennemies, la chasse ouvrez l’œil ! "

  

Le convoi s’ébranla en fin d’après midi afin de parcourir le chemin en soirée et d’approcher au petit matin les cotes françaises, moteur en marche nous filions à bonne allure en formation en V. Sur quelques kilomètres rien ne fut entre-aperçus lorsque qu’a l’horizon se profilèrent 2 navires battant pavillons allemands, sans attendre l’escadre alliée fit feu de tous bords et coulèrent les frêles navires ennemis après une canonnade sévère. Mais cette escarmouche eut des conséquence pour le moins désastreuse, en effet les 2 patrouilleurs allemands purent donner l’alerte à la Luftwaffe qui s’empressa de déployer sur zone 2 escadrilles de bombardier Stukas avec leurs chasseurs de couverture. La rencontre se fit 15 min plus tard lorsque le bateau de tête s’écria :

« Stukas pleins face ! ! ! Ils sont nombreux j’en compte une bonne dizaine sans compter les chasseurs, la RAF vite en couverture, tous les hommes d’équipage aux postes de tir DCA, pas de quartier sinon on va leur servir de dîné ! ! »

« Chef d’escadrille reçu nous fonçons sur eux »

Mais ce que notre chasse ne vit pas c’est le deuxième groupe de M109 arrivant à 4 h de leur position, la lutte dans le ciel fut d’une impressionnante atrocité, les pilotes ennemi comme amis tombèrent comme des mouches pendant que les stukas commencèrent leurs balais de descentes en piqué sur nos navires fragiles et remplis d’hommes de troupes. L’hécatombe ! 2 navires prirent feu sur ma droite pendant que j’ajustai au tir un stukas, puis se fut le tour du navire de tête d’être pris à partie par les bombardiers et coulé. Pendant ce temps notre chasse luttai avec désespoir en sous nombre, un autre groupe de 109 arrivèrent sur zone durant le combats donnant l’avantage numérique aux allemands qui en quelques minutes dégagèrent la plupart de nos avions et se concentrèrent sur le bombardement de la flotte qui continuait ça route comme elle le pouvait. Déjà 4 navires au fond de l’eau mon tour n’allai pas tarder et je sentais que plusieurs bombes passèrent près de moi à bâbord et tribord. Puis dans un fracas d’éclats j’entendit à l’arrière du navire une déflagration intense qui ébranla la structure et coupa le moteur, ils m’avaient touché et j’envoyais un message de SOS :

« HMS POPOF touché, évacuation obligatoire du navire ! ! »

Déjà la poupe commençait à prendre l’eau pendant que certains hommes tombèrent à la mer, seul les crews d’équipage encore en vie s’acharnaient à utiliser les dernières slaves de DCA sur un ennemi en surnombre ayant déjà expulsé notre couverture aérienne. Puis d’un coup un sifflement intense et tristement célèbre provoqué par des stukas me vain à l’oreille et … BOUMM …coup au but ! La passerelles en flammes était touchée, le commandant et les navigateurs tous morts. Seul le poste de DCA lourde était encore intact mais condamné à boire la tasse dans quelques instant. Dépité par cette attaque massive, le groupe naval ne fit guère long feu et un rapport attestant de l’annihilation complète de l’escadre tomba 10minute plu tard dans le chat du haut commandement. La tentative de débarquement fut un échec cuisant laissant une quinzaine de navire au fond de l’eau ainsi qu’une trentaine d ‘appareils de couverture. Les pertes ennemies ne furent pas connues même s’il y eut un sacrés nombre d’avions en flammes ! Cette opération qui dura 3 longues heures fut l’une des batailles aéronavales les plus intense que j’aille vu dans ce jeu depuis mon début et les pertes occasionnées furent un réel manque dans la continuation de la lutte qui vit l’Angleterre rendre les armes 5 jours plus tard.

été 2003 - Namspopof


et un coup de lunette sur l'un des destroyers introduit par la version 1.9 du jeu


Récit aérien

Bombardiers sur Koln (Cologne)

 

Voici le rapport détaillé d’un raid de bombardement stratégique sur Köln lors de la première campagne de la 1.9, mon poste de reporters va me permettre de vous raconter les péripéties de notre vol :

Voilà maintenant près d’une demie heure que nous faisions les plantons sur la base de Mautfaucon à jouer aux cartes avec les crews et les rampants lorsque qu’arriva un ordre express du haut commandement nous signalant notre prochain objectif. Le chef pilote déjà bien éméché après une bonne dizaine de whisky au mess des officiers arriva en grande pompe sur le tarmac et nous briefa sur notre prochaine mission.

« Les gars, on range tout ! Les huiles veulent que nous sonnions le dîné chez les Boches, ils estiment que leur production de Meschermitt109 et de Heinkel 111 est au plus haut niveau et qu’il faut là leur diminuer. Comme à chaque mission vous savez que se ne sera pas une partie de plaisir mais la presse est là pour nous alors pas de blague et on se tient aux ordres, compris ? »

Et d’une commune voie on entendit : « Compris chef ! Oui chef ! »

« Oki tout le monde est là ? Alors tous à vos machine et allons faire pleuvoir un enfer de poudre et d’acier sur cette ville ! »

Munis de mon appareil photo je pris place dans le bombardier, modèle DB7, N°46-21 du GAO 545 où l’on me désigna comme pointeur bombardier et crew mitrailleur afin de remplacer l’équipage parti en permission estivale, quelle ne fut pas ma surprise lorsque je sus cela. Cette fois ci c’était la vrai, plus moyen de reculer et mon estomac fit 2 tours sur lui-même lorsque que j’appris par le service des renseignements qu’une escadrille de chasseurs allemands étaient en route sur notre trajectoire. Qu’a cela ne tienne, nous nous préparions à décoller et déjà l’escadrille composée de 8 DB7 et de 6 H75 était en ligne sur la piste de décollage et après une check-list sommaire nous pouvions entendre dans le haut-parleur :

« DB7 N°46-21 autorisation de décoller, bonne chance … »

Le pilote démarra les moteurs et se plaça dans la file d’attente de décollage, 2 min plu tard nous nous envolions non sans avoir vu l’un de nos camarade s’écraser en bout de piste après une erreur d’appréciation des distances de celle-ci. Déjà une perte ça commence mal…

Le chef d’escadrille donna alors les consignes de vols telle que la trajectoire et l’altitude lorsque nous tournions en vol stationnaire pour attendre la chasse de couverture, puis enfin l’ordre tomba :

« En route, tout le monde est là .Virage à gauche et redressez à l’altitude de 2000m , on se place et on monte à 3000 ensuite »

« DB7 46-21 ranger ! » répondit le pilote comme tous les avions présents

L’escadrille commença alors ça formation délicatement en direction du Nord Est, pour l’instant tout resta calme étant encore au-dessus de nos lignes. J’en profita même pour prendre quelques clichés par la verrière comme un vulgaire touriste, un vol paisible mais en apparence seulement. Car une dizaine de minutes plu tard , les vigies hurlèrent dans les casques radios :

« 2 M109 repéré ! ! ! Je répète 2 M109 repérés à 3h ! »

« Chef d’escadrille reçu , vite les gars , la chasse en couverture ! »

Nos anges gardiens se détachèrent d’un trait de la formation et engagèrent les méchants, les balles fusaient de partout et les transmissions attestaient de la violence des combats en marge de la formation :

« Mayday mayday suit touché… crunchhh…Il me colle au cul prend le en chasse … scrunuuch…109 HS…. Mon copilote est touché plus de visu…. Ca pisse l’huile là dedans c’est incontrôlable ! !… » Pour ne citer que ces quelques bribes de phrases dites dans le feu de l'action.

Mais grâce au courage et au sang froid de notre couverture, aucun bombardier ne fut touché et les 2 Messerschmitt 109 au tapis pour seulement 1 H75 détruit et un autre endommagé, merci la chasse ! Nous pouvions continuer notre route sereinement d’autant plus que nous passions dès maintenant au-dessus de l’Allemagne subissant quelques obus de DCA , l’objectif n’était plus qu’a 5 mN de vol.

Je m’allumai une clope lorsque le chef d’escadrille s’exclama :

« Objectif en vue, formation à 3000 m et ouvrez les soutes. Bombardier à vos postes. C’est bientôt à vous de jouer maintenant !»

Mon pilote rajouta : « Fait comme tu peux Nams c’est ta première à si haute altitude »

Je me mis donc en place et ouvrit la soute à bombes. La couverture nuageuse nous protégea des tirs de Flak qui germaient de tous les coins mais ne me donna qu’une visibilité partielle de la zone, à la guerre comme à la guerre je fit mine de rien dire au pilote déjà fort occupé à jongler entre les détonations de la DCA. L’œil rivé sur le pointeur j’attendis l’ordre de largage lorsque celui-ci tomba :

« Usines et hangars en vue, larguez je répète larguez … »

D’un trait j’appuya sur la manette de largage et je put voir la cargaison de mal vie tomber tel un déluge sur les ateliers principaux, coup au but ! Joli pour une première ! Mais ma joie fut de courte duré lorsque qu’aux haut-parleurs j’entendis :

« 110 sur nous je répète 110 sur nous, aux postes mitrailleuses fermez les soutes ! »

Notre chasse ayant été fortement éprouvée ou simplement perdu en vol, seulement 2 appareils type H75 ne purent assurer la couverture. Le chef d’escadrille après avoir vérifier les dégâts grâce à un deuxième passage nous ordonna de casser la formation et de reprendre le cape sud ouest. Nos DB7 étaient de très lourds bestiaux peu maniables en comparaison des chasseurs et la condition de survie dans ce genre de cas reste la poudre d’escampette, nous ne dérogèrent pas à la règle et le pilote dérouta sa trajectoire afin de disperser la chasse ennemie. Cette manœuvre nous mis à l’abri pour le retour mais d’autres camarades n’eurent pas cette chance, dans l’interphone j’entendais :

« DB7 46-15 touché, perdons de l’altitude. DB7 46-02 j’ai perdu tout mon équipage et suis touché je rentre sur la base en catastrophe…. H75 j’en ai eu un…. Arhhhh la Flak m’a touché au moteur droit HS ! ! ! Mayday demande assistance … »

Impuissant car déjà plus loin, nous ne pouvions faire que d’espérer que ces malheureux s’en sorte sans trop de casse, nous même étant déjà dans une position critique car toujours au-dessus des lignes ennemies. Malgré tout le retour se fit ensuite sans encombre pour notre part et déjà au loin j’apercevais notre aérodrome qui nous accueilli tel les marins de l’antiquité voyant le phare d’Alexandrie … A nous les lauriers et la gloire !

Cette opération coûta la vie à 5 hommes et 4 appareils mais détruisit un grand nombre d’installation militaire de production sur Koln et moi j’y trouva mes galons d’expérience au feu rejoignant le panthéon du Memphis Bell …

été 2003 - Namspopof 


"La bataille de Maubeuge"

Tout s'est passé très vite dans les débuts. Nous avons été convoqués tous ensemble dans une même base, à proximité de la zone d'attaque : Maubeuge. A l'origine, nous devions attaquer la ville en elle-même, mais toutes nos prévisions ont prit un penchant explosif. Maubeuge, ville stratégique, aurait du être une attaque sans "trop" de problèmes. Composée d'environ dix chars, une vingtaine d'infanterie, quatre ou cinq avions, nos groupes avaient tout pour réussir. Mais tout a basculé en quelques minutes.

Je n'avais pas encore vécu d'attaque aussi coordonnée, nous étions tellement nombreux, répartis, nous nous sentions forts, chauds de victoire !

Malgré tout, j'étais stressé de ce qui m'attendait...

Plus nous progressions dans cet antre, plus vite nous voyons les premières ripostes ennemies se faire... par la voie aérienne. Nous, soldats, étions totalement impuissants, nos regards se posaient sur les avions entourés de bleu, un bleu que l'on retrouve sur le drapeau multicolore, un bleu qui crie la victoire.

Chaque mètre que nous parcourrions nous faisait ressentir l'ardeur du combat qui nous attendait, l'ennemi n'était pas venu les mains vides, mais au contraire bien entouré, comme nous, nous l'étions. Nous allions nous battre à forces égales, mais il fallait déterminer un vainqueur, et c'est ce que nous allions savoir très vite. Tout se fit très vite à partir de là, le moment le plus long fut bien dans le camion qui nous emmenait en enfer, notre dernier taxi peut-être ? le combat n'aura été qu'un passage. Et en effet, nous étions bien attendus. Des chars à chaque recoins, des infanteries dissimulées dans les buissons, dans les bunkers, derrière les arbres, et leur cavalerie aérienne qui commençait déjà à nous glacer le sang avec leur mitrailleuses qui nous pointait, qui nous menaçait de ses longues balles perçantes qui n'attendaient qu'une et une seule chose : percer notre corps, voir notre sang arroser l'herbe... mais nous n'étions pas prêts à nous laisser faire pour autant, nous avions comme champs de bataille, un gigantesque terrain : l'aérodrome.

Nous fûmes à destination. Notre lieu de rendez-vous. Les premières salves venaient des 110C que nous apercevions, criant comme une mouette au dessus d'un port.

  Les morts s'enchaînaient, les tirs se faisaient plus fréquents, les chars grondaient, nous pouvions sentir la terre trembler sous nos pieds... les avions, alliés, ennemis, qui s'écrasaient à des périodes presque régulières, les roulements des tanks, les énormes obus lâchés sur les avions ennemis sur le point de décoller pour nous expédier en enfer, et les chars bondissants par groupes sur nos chers protecteurs blindés : les S35, et les R35.

Les explosions s'enchaînaient, il me suffisait de tourner la tête pour voir un Hawk 75 perdre tout contrôle, partir en vrille et exploser après son contact vertigineux avec le plancher des vaches... je fermais les yeux tout en continuant d'avancer vers ma cible, qu'était le bunker... nos forces finissent par s'amenuiser, les leurs aussi. Parmi les quelques soldats restants, je faisait partie de ces combattants encore vivants pour profiter et "savourer" de cette apocalypse de balles que recevaient nos deux camps réciproquement.

Contrairement à ce que tout le monde aurait pu croire, les chars ont été ceux qui ont le mieux résisté, j'avais beau me sentir seul au monde dans cette forêt d'obus et de carcasses, mais je n'étais qu'entouré par des dizaines de S35 ! ils avaient à ce moment là pour tâche de s'occuper de tous les avions ennemis s'apprêtant à décoller de l'aérodrome encore en leur possession, ce qui permit aux renforts de s'introduire plus facilement.

J'avançais tout droit, sans m'arrêter, le souffle coupé, mon SMG d'une main, mes grenades de l'autre, à m'approcher encore, et encore, de ce bâtiment gris et blindé, la forteresse finale... le Bunker. Tant que le bunker ne fut pas prit sous le contrôle allié, tous les avions ennemis avaient pour possibilité de décoller directement au front, il fallait en finir. Dans ma course infernale, je tournais la tête, et aperçus trois de mes alliés infanterie en train de faire l'assaut d'un petit abri, entre français et allemands qui s'entretuaient mutuellement. Les renforts devaient arriver et vite !

L'infiltration de ce bunker était ma priorité, comme celle de beaucoup d'autres soldats présents et... encore vivants. J'avais l'impression de vivre au ralenti, tout se jouait lentement, je vis le monde ralenti comme dans un replay, ce long passage qu'était de traverser ce vaste terrain n'en finissait plus... les salves de mitraillette passaient au dessus de ma tête, les avions s'écrasaient de part et d'autre du terrain... j'avais l'impression d'être sur la route du Paradis, hésitant entre une arrivée saine et sauve à cette fortification, ou une arrivée au cimetière militaire...

Quelques minutes plus tard... je ne vis plus aucun ennemi, que du bleu, DU BLEU ! je m'arrêtais histoire de contempler et de savoir si j'étais mort ou pas, mais j'étais bien vivant, les renforts étaient arrivés !! Le bunker et toutes les autres positions stratégiques furent prises par les alliés. Ainsi s'acheva notre mission, à la tombée de la nuit.

Fiers de notre travail accompli, nous nous reposâmes un petit moment histoire de se remettre de ces émotions intenses à peine croyables. Je montai sur le haut du bunker sous-terrain ou je m'étais logé quelques instants, quand je vis, à l'horizon sombre ou l'on ne voyait presque plus rien, des salves et des salves rejaillir de part et d'autre d'une épaisse forêt. L'ennemi était de retour, mais cette fois-ci, blindé. Je vis tous mes alliés se rassembler à gauche de ma vue, et je vis l'ennemi à droite, crachant touts ses obus et ses balles en direction des soldats et des chars, à peine remis de leur mission. De longues traînées orangeâtes longeaient l'horizon, faisant comme une vague le long de la forêt. CE FUT UN MUR DE PANZERS !

Avril 2002 - Freeman (en jeu : Bacquet034)


"Les routiers sont sympas"

Franchement qui voudrait d'un jeu où il devrait jouer le rôle de chauffeur poids lourds ? As de l'aviation au manche d'un Spitfire OK, sniper jugé dans le clocher d'une église d'accord, chef d'un panzer IV à l'assaut de la Flandre "Einverstanden !", mais chauffeur de camion !

 Et pourtant c'est les exploit d'un as du volant, que ce récit vous contera et vous verrez qu'on ne s'y ennuie pas et se sera aussi un hommage à ceux qui acceptent d'endosser ce rôle ingrat, mais primordial et surtout à ceux qui grâce à leur maîtrise et leur doigté décide de la réussite d'opération souvent délicate.


Le Laffely, Laf pour les intimes.

sur des routes, souvent pleines d'embûches

Mais avant un petit rappel s'impose, vous l'avez compris WWII Online, ce déroule sur un immense champ de bataille virtuel, ce que vous avez peut être pas déduit, c'est que si une troupe s'organise pour une opération dans une ville voisine il leur faudra parcourir une distance de 5 à 15 km, ce qui en veut dire devoir marcher pendant 1 à 2 heures. D'où l'importance du camion qui permettra de transporter des hommes ou même de tracter des canons anti-aérien ou anti-char sur le front.

Ceci dit passons à l'action, la campagne se déroulait mal, nos villes tombaient les une après les autres, à ce rythme les boches allaient atteindre la manche en quelque jours et passerait l'été dans les jardins de Buckingham. Le Haut Quartier Général Allié décida de réagir et d'organiser une résistance solide. Il fut ainsi ordonné de faire sauter la FB (base avancée) aux portes de St-Omer, pour couper l'élan de l'attaque allemande sur cette ville.


Je respawn donc à la base de St-Omer, avec d'autres sapeurs (classe d'infanterie équipée de pain d'explosif), reste à trouver le bahut pour nous y conduire et surtout de trouver le bon, mes deux dernières missions ayant fini lamentablement, une fois gravement blessé par un chauffeur ayant versé son camion dans un talus et l'autre fois par un kamikaze qui fonça au milieu de la base ennemie sans nous laisser le temps de débarquer. Je vois devant le dépôt des véhicules un Laffely qui sort, avec au volant un chauffeur du nom de Duduche, celui-ci c'est un bon, j'embarque !

Me voilà donc, avec 6 autres "frères d'armes", assis sur ces affreuses et inconfortables banquettes en bois, le camion s'ébranle, la région n'étant pas sure le chauffeur choisi un itinéraire "à travers champ" pour limiter le risque de mauvaises rencontres, la routine du trajet s'installe. Pas longtemps à peine un kilomètre plus loin un SdKfz 232 (blindé léger allemand de reconnaissance) nous repère, le sinistre TAC TAC TAC de sa mitrailleuse retenti, des balles frappe la carrosserie de notre camion, le chauffeur accélère, et a force de zigzags et de cache-cache dans les haies réussira à semer le prédateur.

L'alerte passée, les discussion reprennent (les joueurs étant généralement connecté ensemble sur un canal audio), pour l'ambiance on s'y croirait, il devient même difficile de coordonner les rôles respectif et les objectifs de la mission, chacun racontant sa dernière opé, de politique, de son problème de carte graphique ou des exploit du fiston.

Mais déjà une nouvelle menace plane, le bruit d'un moteur dans le ciel, tout le monde scrute avec attention, un point noir est repéré à l'est, mais là aussi, sans perdre de temps, notre Duduche saura préserver sa précieuse cargaisons en cachant le Laf (petit nom du Laffely) sous un gros bosquet qui nous dissimulera. L'avion s'approche, c'est un Messerschmitt 109, il passe sans nous voir ... heureusement un seul passage en radadada et il nous aurait haché de ses mitrailleuses.

Après quelques minutes de route nous approchons gentiment de l'objectif, moment délicat, car le bruit d'un moteur s'entend de loin, et si nous perdons le bénéfice de l'effet de surprise, la réussite de la mission risque d'être compromise beaucoup plus difficile. A notre surprise le camion change de cap, il remonte vers le nord, quelque centaine de mètres plus loin nous comprenons, notre chauffeur contourne l'objectif, car comme il nous l'explique il y a derrière une colline qui surplombe la position. Une fois en haut, il coupe son moteur et descend, en roue libre, sans un bruit tel le chat approchant sa proie. Il peut ainsi nous déposer à moins de 100 mètres de l'objectif, nous bondissons du camion, l'ennemi et tellement surpris, aucune défense est en place, c'est donc un jeu d'enfant de descendre les trois pauvres fusiliers de garde, de placer nos charges et détruire ainsi les deux bâtiment ennemi, dans un magnifique feu d'artifice de TNT..

Il ne reste plus qu'à faire notre RTB (Return to Base, à savoir de retourner à la base pour valider la mission et engranger nos point d'expérience), nous retournons donc vers le véhicule, le chauffeur avait anticipé et déjà le voilà qui vient nous récupérer, nous embarquons et toujours avec la même prudence il ramène à la base une bande de sapeurs heureux d'avoir accompli leur mission.

Mais qui donc est le vrai héros de cette mission ?

Alors merci à Duduche (pseudo fictif, mais il se reconnaîtra) et à tout les autres Duduche qui acceptent d'endosser ce rôle apparemment ingrat, mais indispensable à la réussite de bien des opérations.

Juillet 2004 - Zeedap


"Assaut sur Flavion"

Vous l'aurez senti au cours de la lecture des précédant récits d'action, nous avons été enthousiasmés par ce jeu et le sentiment d'immersion qu'on y ressent. Par contre ne nous le cachons pas, malgré toutes ses qualités WWII Online n'est pas exempt de défaut. L'un de ses défaut, d'ailleurs souvent cité par les habitués et l'équilibre entre les forces alliées et celles de l'axe, bien sûr les puriste rétorquerons que les allemand étaient beaucoup plus forts à ce moment précis du conflit, mais n'empêche que ce déséquilibre gâche un peu l'attrait ludique. En effet trop souvent les campagnes se transforment en ballade de santé vers la mer et sont bouclées en quelques jours, ce qui est dommage et a déjà réussi à lasser pas mal de joueurs.

Dans ce contexte il manque la possibilité de voir combien de joueurs sont présents dans le jeu et combien dans chaque camp, et pourquoi pas d'un dispositif technique empêchant de se connecter dans un camp lorsque l'équilibre du nombre de joueurs et trop disproportionné. Mais heureusement l'équipe de développement est souvent à l'écoute et peut être cet aspect trouvera t'il un jour une amélioration.

Ceci dit nous pouvons maintenant aborder le récit proprement dit ... juillet 2004 au coeur de la treizième campagne WWII Online, une fois n'est pas coutume le front tenait, les allemands étaient contenus,


extrait de la carte stratégique du jeu

mieux encore par endroit le BEF (Corps expéditionnaire britannique) repoussait l'ennemi. Sur le front sud, l'armée française tenait bon depuis presque 4 semaines, et il n'était pas rare de voir une même ville prise et reprise plusieurs fois dans la même journée ... on se serait cru revenu au temps de Verdun.




Convois de Stuart

Les pontes de l'EM allié décidèrent d'une grosse opération pour dégager le siège de Philipville et dans la foulée de libérer Flavion et qui sait de profiter de cette percée.

A cet effet on prévoyait presque 150 joueurs pour parvenir à cet ambitieux objectif ... l'heure H fut fixée à 1 h 00 (heure favorable car elle permet de réunir les couche-tard européens et les joue-tôt américains). Mais une telle opération doit se préparer avec minutie et tout prévoir à l'avance, en particulier de prévoir un matériel suffisant. En effet le système de jeu met à disposition dans les dépôts et base d'armée de quantité d'armes, de blindés et de véhicule limités. Quantité qui serait vite épuisée avec une telle opération. Depuis l'après-midi de nombreuse opération de "resupply" furent mise sur pieds, opérations qui consistent à prendre le matériel dans d'autres villes, pour aller les entreposer dans les dépôts proches du lieu de l'offensive.

Récemment formé sur les nouveaux chars Stuart, je reçu mon ordre de marche pour ces opérations préliminaires. Des convois furent réunis à Couvin, Somzee et de plus loin encore et firent route vers Philipville. Je passais donc plusieurs heures sur les routes à zigzaguer entre les chauffards, à éviter les maladroits se mettant en travers dans les virages et surtout à ne pas être repérer par l'ennemi pour préserver au maximum l'effet de surprise. Peut être un peu fastidieux, mais pas vain, à l'heure H une grosse centaine de Stuarts étaient prêts dans les bases de Philipville.

Peu avant l'heure H, je fut envoyé dans un détachement composé de 4 Stuarts et de 2 blindés léger de reconnaissance Panhard, notre mission consistait à partir de Mettet, de traverser par les bois pour aller se positionner derrière Flavion et couper les routes pour empêcher tout renfort qui pourrait arriver de Anhee ou Dinant.

Pendant le temps de notre déplacement, les abords de Philippville furent nettoyés des résidus de troupes allemandes et les FB (Bases avancées) capturées par d'habiles opération commandos. Tout était prêt pour l'assaut, le gros des troupe déjà déployé devant Falvion.

De notre coté nous nous étions déployés, le détachement partagé en deux une première moitié pour surveiller la route d'Anhee et l'autre moitié la route de Dinant, avec pour les deux un Panhard situé quelques centaines de mètres en avant pour nous prévenir par radio et les Stuart, par paire, invisible, embusqué dans les bois, leur canons pointés vers la route et leur équipage en alerte. Nous ne le savions pas encore mais l'attente allait être longue.

Pendant ce temps, nous lisons avec passion les messages échangés sur le tchat, car ils nous permettent de suivre l'évolution de l'opération ... l'ordre de déclanchement est donné. Quelques minutes plus tard un vrombissement se fait entendre de l'ouest,


Départ à l'aube de Mettet

c'est les bombardiers, 14 avions DB-7, qui arrivent par groupe de 3, larguant les uns après les autres leur mortelle cargaison, sans tarder la DCA se met en action, nous voyons au loin le ciel se moucheté de petits nuages noir, malgré cette menace nos pilotes repassent et repassent pour infliger les plus grand dégâts possible à l'ennemi, cette attitude sera payante pour nos troupes au sol, mais coûtera cher à nos pilotes dont prés de la moitié ne rentrerons pas.

Les dernières bombes ne sont pas encore tombées lorsque quelqu'un de nos fantassins commence à entrer dans la ville, sous l'effet de la surprise un drapeau est "capé", l'ennemi surpris ne réagit pas, et un premier bâtiment, un dépôt "spawnable" est pris, aux abords de la ville, nos chars et canon AA avancent pour se placer et appuyer de leur feu nos troupes en ville, mais ce n'est pas encore suffisant, le dépôt est soumis à une contre attaque nos troupe en sont délogées et le drapeau ennemi flotte à nouveau à ses cotés.

De notre coté, calme plat, notre tâche peut paraître ingrate, mais nous la savons importante sans compter que tout ceux ayant réellement participé à des opérations militaires savent que l'attente et l'inaction en sont la principale composante.

Malgré ce premier demi-échec, nos troupes ne se démoralisèrent pas, le dispositif était maintenant bien installé, de nombreux canon anti-char et anti-aérien couvraient la ville, nos chars étaient échelonné jusqu'au portes de Flavion et de nombreux officiers embusqués leurs jumelles braquée sur les points névralgiques. L'infanterie pu prudemment reprendre son avance, sous plusieurs angles simultanément, les défenses neutralisées et presque simultanément 3 drapeaux capés et tenus. La contre-offensive allemande fut bien sur terrible, des corps à corps s'engagèrent, des grenades fusant de partout. Mais cette fois nos troupe tenait bon, un des drapeaux fut perdu, mais pour être repris quelques minutes plus tard. Cette contre-offensive fut coûteuse pour les allemands qui épuisèrent beaucoup de leur précieux matériel. De plus un de nos canons avait pu s'avancer et pouvait maintenant tirer directement dans la cour de la base ennemie et infligeait des dégâts au chars à peine sorti de leur dépôt.

De notre coté toujours rien ... lutter contre l'assoupissement ... surtout ne pas baisser la garde.

Les trois dépôts de l'ouest de la ville sont désormais solidement entre nos mains, de plus l'un de ses dépôts et un dépôt spawnable qui permet à notre renforts d'infanterie de spawner directement en ville. Mais pas le temps de se reposer, il faut maintenant capturer l'AB (la base d'armée) et son bunker pour revendiquer la capture de la ville. Et ce bunker est solidement défendu. L'ennemi ayant épuisé son matériel lourd, la capture du centre ville et l'encerclement complet de l'AB se passe assez rapidement et sans trop de perte. Mais l'infanterie est encore nombreuse et bien décidée à faire payer très cher la prise de ce dernier bastion.


Stuart en embuscade

D'un coup la radio crépite ... "alerte" ... le Panhard sur la route d'Ahnee, signale l'arrivée de renfort, "1 panzer ... NON 2 panzer des III H et un camion tractant deux canons", ce n'est pas encore pour moi, mais me tient prêt au cas ou cela tournerait mal, le détachement concerné guette, ils voient les 3 véhicules à leur hauteur, sans paniquer, ils les laissent passer devant eux, pour mieux tirer sur l'arrière plus tendre des blindés allemand ... "FEU" j'entend les tirs juste derrière moi. Les commentaire fusent dans la radio, le camion est pulvérisé avant de comprendre ce qui lui arrive, il faudra une deuxième salve pour immobiliser le char de tête, mais sa tourelle commence à tourner pour chercher l'origine des tirs. Le deuxième char pris de panique commence à rouler dans tous les sens, une salve de nos deux Stuarts mettra rapidement fin à cette errance dans une gerbe de flamme. Malheureusement cela à permis au premier char de repérer nos coéquipiers et d'engager le tir vers eux, un Stuart est sérieusement touché, le conducteur tué. Ce sera aussi son dernier tir, la seconde suivante il reçoit deux nouveaux obus qui achèverons de détruire ce coriace Panzer.

Pendant ce temps en ville, nos troupes sont maintenant entrées dans l'AB, les spawn d'infanterie et de véhicules sont sous le feu de nos armes et aucun renfort ne peut peut plus sortir, mais le bunker tient bon et aucun des hommes parti dans les trois premier assaut n'est revenu.

Une nouvelle alerte, sur la route, c'est pour moi et mon coéquipier, notre Panhard nous signale l'arrivée de 2 camions, chargé d'infanterie et tractant quelques canons, dont un terrible 88, il ne faudra surtout pas lui laisser le temps de se positionner. A peine arrivé à notre hauteur, nous ouvrons le feu, nos premiers obus visant le 88, ce dernier n'aura pas le temps de comprendre ce qu'il lui arrive que déjà il est détruit, c'est ensuite un véritable tir de foire, lâchant nos canons et mitrailleuses nous éclatons les deux malheureux camions et les quelques soldats qui réussissent à sortir des carcasses fumantes.

Des messages fusent sur le tchat, "La ville est prise", une section particulièrement bien organisée à pris le bunker, il l'ont littéralement aveuglé de dizaines de grenade fumigènes, avant de foncer à travers cet écran et d'entrer en force dans le bunker, les 5 soldats allemand survivants se défendirent comme des lions infligeant encore de lourde perte, mais finirent par succomber au nombre.

Les drapeaux français flottaient à nouveau sur la ville ... Flavion  !  ... Flavion outragée ! Flavion brisée ! Flavion martyrisée ! mais Flavion libérée.

A peine la nouvelle connue, que notre chef de détachement reçoit de nouveaux ordres, notre détachement reçoit ordre d'explorer la route et les abords de la route. Nous nous mettons rapidement en route avançons prudemment déployé des deux coté de la route, quelques kilomètres plus loin, nous repérons un blindé de reconnaissance allemand dans un bosquet, nous le détruisons sans attendre. Nous reprenons notre avance et progressons jusqu'au sommet de la colline, d'où nous surplombons Dinant, de là, avec nos lunettes, nous pouvons observer la situation, le pont traversant la Meuse est défendu par de nombreuses troupes et canons, l'effet de surprise ne jouerait plus le passage allait être très difficile. Nous faisons rapports et tentons d'approcher encore, d'un coup un bruit sinistre sur mon blindage, probablement repéré par un canon antichar de 88, ce dernier avait ajusté son tir et mon char gravement endommagé, mon canonnier tué, je pu de justesse le reculer derrière la colline, avant d'annoncer la situation à mon chef de détachement et de retourner sans détour à ma base de départ pour valider cette mission.

Je venais de passer plus de 6 heures de jeu, d'une intensité incroyable, sans même voir le temps passer. Des instants rares et magiques. A quand une nouvelle opération de cette envergure.

Août 2004 - Zeedap

PS : un résumé de toute la 13ème campagne peut être lu dans cet article


 


Avec les salutations de l'équipe "39-45 Stratégie" ...

... déjà en route vers de nouveaux horizons