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Preview d'une mission Theatre of War (Armchair General)

Par sergentpat - Edition du : 30 November 2009 - Créé le : 29 August 2006 - Retour



Introduction: Nous présentons ici un article sur "Théatre of War " qui avait été soumis par Thomas Lund Kiilerich au site "Armchair General " . Cet article est en fait le récit résumant une partie jouée sur ce jeu.

Un de nos lecteurs (pseudo=Yurek) a attiré notre attention et nous avons décidé de vous présenter cet article traduit dans la langue de Moliére.

Traduction: Arzok et Cpt Love, rédacteurs 39-45. Mise en page, édition : Sergenpat, rédacteur 39-45. Août 2006.

 

 

 


Pologne, 1er septembre 1939

L'Allemagne a attaqué notre nation souveraine; on m'a donné en toute hâte le commandement d'une force hétéroclite qui doit bloquer l'avance allemande sur l'une des rares bonnes routes de la région. Des deux côtés de la route, mes hommes ont préparé plusieurs lignes de retranchement, malheureusement nous n'avons pas eu le temps de préparer les positions de l'artillerie avant l'arrivée des canons.

 

Mes troupes consistent en une section antichar (ATR), une section d'infanaterie, deux canons bofors de 37 mm, 2 canons d'artillerie de 75 mm et une voiture blindée.On m'a assuré que des renforts étaient en chemin.

 

 

J'ai commandé à mon peloton d'infanterie de prendre position du côté gauche de la route et 20 mètres derrière la ligne de tranchée où j'y ai placé l'un de mes 37 mm. Du côté droit de la route le peloton ATR a occupé l'autre ligne de tranchée, l'autre 37 mm est également placé directement derrière leur position.

Toute mon infanterie est armée avec les excellents 7,92 mm KB98, l'exception c'est le caporal Zygmunt Kucharski qui est équipé de l'excellent ATR KB de 7,92 mm ppancwz35. Mes deux canons de 75 mm et le véhicule blindé sont en position à 370 mètres derrière le peloton ATR, derrière la pente, ils resteront là hors de vue jusqu'à ce que l'attaque ennemie se matérialise.

 

 

Soudain tous les oiseaux se taisent, les chiens du village cessent d'aboyer et le seul son que l'on puisse entendre est un grondement sourd dans le lointain. On m'informe que trois avions bombardiers approchent à basse altitude par le nord, les sections antichar repèrent des chars avançant vers notre position des deux côtés de la route.

 

 

J'ordonne à toutes les unités de tenir leur position et de ne pas tirer, nous n'allons pas abandonner nos positions comme cela !

Les deux canons d'artillerie prennent position en haut de la colline.

 

 

Les avions allemands bombardent le village juste derrière nos positions, sans faire de mal. Mes canons antichars ont identifié les 3 chars, un PII et deux PI. Le commandement ennemi est fou de les faire avancer sans le support de l'infanterie! Nous allons leur faire payer cher cette erreur !

 

A une distance de 250 mètres, j'ordonne à mes canons et fusils antichars d'ouvrir le feu.Les canons de 37 mm se concentrent sur le PII et le fusil antichar sur le PI le plus à droite. Après quelques tirs de nos vaillants canons de 37 l'ennemi réalise qu'il est engagé et ouvre le feu. Une rafale bien ajustée du PzI tue le caporal Zygmund Kucharski. Au même moment, l'infanterie ennemie émerge d'un champ à 150 mètres de notre position et charge à terrain découvert. A 120 mètres j'ordonne aux 2 sections d'ouvrir le feu, plusieurs ennemis tombent, mais le reste continue. Ils s'arrêtent et ripostent par quelques coups de feu .

 

 

Le long de la ligne de défense le feu est nourri, il semble que l'ennemi concentre ses tirs sur nos deux canons de 37. Les deux ont perdu un servant. Soudainement, un servant du canon gauche le quitte et s'enfuit. Il est suivi par le deuxième, puis par le sergent. 20 mètres derrière le canon le sergent retrouve ses esprits et essaye en vain de persuader les deux servants du canon de réintégrer leur poste.

 

 

Sur la colline derriére, les deux équipages luttent pour mettre en position les canons de 75 mm.

 

 

Aprés quelque minutes, les 2 canons antichars tirent à nouveau et l'infanterie ennemie recule et s'enfuie. D'un autre côté, les chars ennemis continuent d'avancer, maintenant accompagés de trois autres tanks. Mais mon artillerie est maintenant en position, espérons qu'ils auront plus de chance que nos canons AC.

 

 

 

Notre tranchée de droite est menacée d’être submergée, les servants des canons AC ont tous été tués et plusieurs soldats des sections sont tombés ou mourant. Un PzI a été détruit à 20m de la tranchée, mais le PzII suivant va la franchir, notre seule chance de sauver nos soldats est notre artillerie.
Derrière les nouveaux tanks ennemis l’infanterie réapparaît et leur nombre semble sans cesse augmenter. Ils avancent à nouveau vers nos lignes. Le canon gauche est silencieux, les 4 servants sont morts ou blessés autour de celui-ci.
Les tanks ennemis et l’infanterie sont de plus en plus proche, avançant, tirant et avançant encore, chaque fois un peu plus près. Mon infanterie tire aussi vite et humainement possible, notre feu est dévastateur, mais à chaque ennemi tombé, un autre avance. Nos deux chefs de section gisent morts dans les tranchées, comme beaucoup d’autres soldats.
La section du fusil antichar est maintenant réduite à trois hommes, tous blessés à divers degrés, le PzII est toujours là près de la tranchée et a tué plusieurs de leurs camarades. Tout d’un coup un des soldats sort de la tranchée et s’enfuie.

 

 

Sur le flanc gauche, les 4 derniers survivants de la section regarde avec horreur le monstre d’acier allemand continuant d’avancer, bien que l’infanterie ait été déjà écrasée. Désespérés et complètement démoralisés, ils abandonnent la tranchée et courent vers l’arrière. A ce moment précis, un obus de 75mm d’une de nos pièces d’artillerie perce le PzI, et celui-ci s’arrête doucement, aucun membre d’équipage n’ayant survécu.

 

 

Sur le flanc droit, obus après obus, les pièces d’artillerie touchent le PzII en maraude. Il s’arrête au travers de la tranchée, touché par 4 impact d’obus.

 

 

 

Tout à coup, un bruit de moteur se fait entendre en provenance de l’arrière de nos lignes, les servants des deux canons d’artillerie regardent nerveusement par-dessus leurs épaules, mais poussent un soupir de soulagement : des tanks amis ! Un de nos excellent TKS (note du traducteur, excellent en 1910 peut être…), armé du canon de 20mm FK wz38, deux vickers E armés de deux mitrailleuses de 7.92mm, chacune dans une tourelle, et enfin un camion avec une autre section d’infanterie.
Les trois tanks sont envoyés le long de la route pour couvrir la retraite des tranchées de notre infanterie. Le camion se place derrière les canons d’artillerie et se met en attente. Enfin, l’ordre est donné à l’auto-blindée d’avancer.
Pendant ce temps, l’attaque ennemie sur notre flanc droit s’est dissoute face à nos tirs d’artillerie, ni l’infanterie, ni les blindés n’ayant été capable de soutenir les tirs précis des Polonais.

 

 

 

Sur le flanc gauche la situation est critique. Ici l’infanterie ennemie a passé la ligne de tranchée et beaucoup d’infanterie vient d’être repérée a l’arrière du front avançant pour consolider la tète de pont. Mais notre feu est encore précis et un Pz 1 est touché, d’abord aucun signe de dommage, mais de la fumée s'échappe lentement et un versant se retrouve éventré puis la trappe latérale s’ouvre .Un membre d'équipage essaye de s’échapper des flammes mais il est coupé en 2 par un autre obus qui explose à côté du véhicule. L’ennemi avance toujours.

 

Alors que l’ennemi continue d’avancer sur mes deux canons de campagne il est surpris et attaqué par mes 3 tanks. Un des Vickers E ouvre alors le feu et détruit deux ennemis; le TKS repère un Pz II dont des éclats d’obus le couvre de saleté. Pendant que l’ennemi avance toujours, un Pz IV C est repéré et dans tout ce désordre j’arrive à ordonner à un de mes canons de concentrer le feu sur le char puis j’ordonne aux deux canons de tirer directement sur la cible.
De nouveau l'ennemi commence à avancer sur mon flanc droit. Il apparaît que les allemands ne manquent jamais de renforts ! Deux Pz IV C, un Pz II et beaucoup d'infanterie sont repérés. Il n’y a rien entre eux et mes deux canons. Immédiatement je commande mes renforts d'infanterie afin qu'ils prennent position sur l'arête pour mieux protéger mon artillerie.

 

 

Les deux canons concentrent maintenant leur feu sur le Pz IV qui avance vers le haut de notre flanc gauche . Soudain un projectile frappe le tank le chassant abruptement de 90 degrés avant de qu'il ne s'immobilise, montrant ainsi sont flanc faiblement blindé à mes canonniers. Les obus suivants l'éventre et il éclate .
En même temps l’infanterie ennemie est en mauvaise posture, coincée entre des rochers. Les deux tanks Vickers E l’encadrent d’un feu nourris l’empêchant alors d’avancer. Mes fusiliers alors en poste sur une colline ouvrent le feu sur l’infanterie ennemie dont les quelques survivants essayent de survivre en se jettant dans un fossé voisin.

 

 



Sur le flanc droit les blindés ennemis ont maintenant dépassé la ligne de tranchées et leur infanterie avance devant eux. Les obusiers tirent chacun à leur tour, la plupart des éclats ricochent sur le blindage mais le nombre de tir doit affaiblir les équipages. J’ordonne à mon escouade d’infanterie d’avancer un peu en pour avoir un meilleur champ de tir et je fais avancer mes deux Vickers autant que possible. Le TSK est gardé en retrait pour couvrir leur avancée. Il me suffit alors de garder mon infanterie assez loin de mes canons pour avoir une bonne chance de stopper les allemands.





Les allemands continuent d’avancer, mais à quel prix, leur infanterie avance face à mes mitrailleuses et mes chars prennent du bon temps. Un des canons d’artillerie vient de faire une autre victime. Maintenant il ne reste plus qu’un Pz II immobilisé II sur le flanc droit et un Pz I du côté gauche. J’ordonne d’ailleurs à mes obusiers de concentrer le feu sur le Pz II et je fais alors avancer mon TSK sur le Pz I.






C’est fini, les derniers allemands se sauvent du champ de bataille. Le message final indique l’histoire : les braves défenseurs polonais ont repoussé l’assaut allemand.
Ces allemands ne sont finalement pas des durs. Maintenant j'ai l' espoir que nos vaillantes forces régneront en maître sur le champ de bataille.


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